mercredi 9 février 2011

Sécurité et développement. L’Intelligence économique territoriale



«  …Il faut agir dans trois domaines à la fois, le développement, la sécurité et les droits de l'homme, faute de quoi on ne réussira sur aucun front. Il n'y a pas de sécurité sans développement, il n'y a pas de développement sans sécurité, et il ne peut y avoir ni sécurité, ni développement si les droits de l'homme ne sont pas respectés »  (Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU dans  son rapport du 21 mars 2005 intitulé Dans une liberté plus grande : développement, sécurité et respect des droits de l’homme.)

La Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies[1], la Charte des Nations Unis[2], ainsi que  la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples[3],  prévoient des droits sociaux que les gouvernements s’efforcent de faire respecter grâce à des protections attachées à l’emploi et octroyées par des politiques sociales. Le bien-être est pluridimensionnel là où l’insécurité est autant économique que physique[4]. Or la sécurité économique n’est pas toujours au rendez-vous.

Plus que dans d’autres domaines où s’appliquent les méthodes et techniques de l’intelligence économique, dans la sphère territoriale, la variable de sécurité multidimensionnelle est le pilier vital à la mise en place de toute initiative d’intelligence économique territoriale (IET).   La sécurité est un pré requis à niveau stratégique et opérationnel, pour les décideurs publics ou privés. Vis-à-vis des acteurs participants, elle rassure quant à leurs engagements humains, financiers, techniques, scientifiques. Finalement, la sécurité est l’élément essentiel pouvant garantir la réussite du projet si tous les autres facteurs sont bien positionnés.

Dans cette perspective, nous devons observer la sécurité économique d’une part comme l’ensemble des mesures visant à garantir un environnement économique sûr, équitable,  dynamique, propice aux innovations, aux investissements intérieurs et étrangers et à une croissance soutenue, et, d’autre part, comme l’ensemble des moyens actifs et passifs permettent d’assurer la sauvegarde du patrimoine informationnel de l’entreprise ainsi que ses activités.



[1] Parmi les articles 22, 23, 24 et 25…http://www.un.org/fr/documents/udhr/index.shtml 
[2] Par exemples les articles 13, 55… http://www.un.org/fr/documents/charter/index.shtml
[4] Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social Professeur Joseph E. STIGLITZ (14 sep 2009). Le bien-être est pluridimensionnel. Pour cerner la notion de bien-être, il est nécessaire de recourir à une définition pluridimensionnelle. À partir des travaux de recherche existants et de l’étude de nombreuses initiatives concrètes prises dans le monde, la Commission a répertorié les principales dimensions qu’il convient de prendre en considération. En principe au moins, ces dimensions devraient être appréhendées simultanément : a) les conditions de vie matérielles (revenu, consommation et richesse) ; b) la santé ; c) l’éducation ; d) les activités personnelles, dont le travail ; e)  la participation à la vie politique et la gouvernance ; f)  les liens et rapports sociaux ; g)  l’environnement (état présent et à venir) ; h)  l’insécurité, tant économique que physique.