vendredi 30 novembre 2012

Argentina y los derechos humanos



Entre ausencia de verdad y ficción frente al Consejo de Derechos Humanos de la ONU

Durante el mes de octubre pasado, Ginebra fue el lugar de dos citas esenciales para la política exterior del gobierno de Kirchner.  La primera se trató de un encuentro  público y mediático, concerniente a las negociaciones Irán-Argentina sobre la que Argentina quiere guardar la confidencialidad de los diálogos  y los resultados. Esta reunión tuvo un impacto negativo y despertó preocupación a nivel nacional  e internacional. La segunda se desarrolló delante del Consejo  de  Derechos Humanos de la ONU, donde la Argentina presentó su informe en el marco del Examen Periódico Universal (EPU) en la 14° sesión del 22 de octubre de 2012. Este nuevo mecanismo único del Consejo  tiene por objetivo mejorar la situación de los derechos humanos en cada uno de los Estados miembros de las Naciones Unidas. Argentina se presentó por primera vez en 2008[1].

Contrariamente al caso precedente y aunque la participación era pública, el trato de los medios, de la oposición, las ONG y el gobierno fueron muy limitados, casi inexistentes. La “Pravda” nacional y otros medios[2] hicieron, someramente, algunos comentarios el día de la presentación y el siguiente, luego ni una línea fue escrita sobre el tema. Como si la Argentina no tuviera nada que reprocharse en lo referente a su política de derechos humanos, mientras que recibía numerosas críticas, observaciones y recomendaciones por no respectar esos principios.

En el Consejo de derechos Humanos de la ONU.
El ministro de propaganda ad hoc del gobierno Kirchner presentó  en su informe ante dicho Consejo una Argentina idílica, casi utópica, pensando tal vez en Platón, Thomas More, Bacon, Campanella o Harrington[3] utilizando un mimetismo discursivo propio de la lucha de clases[4]. Sin embargo nada de lo que dice ese informe, corresponde a la realidad de la Argentina[5]. Las treinta y siete recomendaciones de las partes interesadas[6] al EPU confirman esta afirmación, ya que las ONG’s y otras instituciones solicitan el estricto respeto de los derechos humanos en la Argentina en varios aspectos. Así, la politización de la justicia, la  falta de independencia de los magistrados, los mecanismos de protección  de derechos para todas las víctimas, sin diferencias ideológicas, políticas o socio-profesionales, se encuentran en el banquillo de los acusados.
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[3] La République de Platon, L’Utopia de Thomas More (1516), La nouvelle Atlantide de Francis Bacon (1622), La cité du soleil de Tommaso Campanella (1623), L’Océana de James  Harrington (1656).
[5] A/HRC/WG.6/14/ARG/1 Presentación informe nacional http://www.upr-info.org/IMG/pdf/a_hrc_wg.6_14_arg_1_f.pdf  
[6] A/HRC/WG.6/14/ARG/3 Resumen  de las 37 comunicaciones de partes interesadas al EPU preparado par HCDH http://www.upr-info.org/IMG/pdf/a_hrc_wg.6_14_arg_3_f.pdf

lundi 26 novembre 2012

Intelligence Économique et influence : pour une approche holistique.



« Le passé tend à reconquérir son influence perdue en s'actualisant » Henri Bergson in Matière et mémoire (1896)

En plein bouleversement géostratégique international, nous constatons, plus que jamais, que l’intelligence économique de 3ème génération constitue un vecteur d’influence dans les domaines à la fois politiques, économiques, diplomatiques et transversaux. Influencer les activités les plus variées, dans un contexte mondialisé où la conquête de terrain[1] n’a plus de frontières devient un véritable enjeu. Seule la volonté fixe des limites.

Pour les acteurs publics et privés, dès lors que la planification est arrêtée, les approches stratégiques et tactiques mises en place, la finalité demeure toujours la même : comment convertir le pouvoir en influence tout en prenant en compte les actions (passives ou actives) des adversaires. Les méthodes d’influence, contre-influence ou anti-influence, émergent tous azimuts.  

Ainsi, l’influence se trouve souvent au milieu de scénarios complexes, de situations changeantes et de variables externes imprévues, obligeant les concepteurs et les acteurs  de la planification, de la stratégie ou de la tactique, à voir le théâtre opérationnel comme une totalité. Les nombreuses activités et composantes (directes ou indirectes) sont considérées comme des ensembles dont l’influence holistique se nourrit. 

Cette vision  du monde où les ensembles sont supérieurs à la somme de leurs parties, associe des aspects historiques, comparatifs, descriptifs, conceptuels, gnoséologiques et de la théorie générale des systèmes. L’objectif est de dégager une feuille de route, un plan d’action, des indicateurs, avec des marges de manœuvre plus amples.

Dans cette perspective aujourd’hui, le plus important est de disposer d’agents d’influence efficaces, porteurs d’une doctrine, d’une culture. Il n’est pas souhaitable, tant dans les secteurs public ou privés, de laisser cette mission aux mains d’acteurs déjà influencés par les cibles car ils deviennent dès lors un cheval de Troie (parfois involontairement) pour le système ou l’organisation. Sans cette fonction essentielle, les moyens et techniques sont parasités.

Sinon comment serait-il possible de suivre la définition de Talcott Parsons[2] pour qui  «l’influence  sert à convaincre autrui de l’avantage qu’il a à se rallier aux vues souhaitées (persuasion), et les engagements généralisés à démontrer à autrui que le devoir lui interdit de refuser son aide. On ne saurait parler d’influence dans les cas où l’effet produit est accidentel et involontaire : on dit qu’un acteur a de l’influence quand il oriente les opinions d’autrui dans un sens et une direction qu’il a préalablement choisis. On ne peut pas séparer, dans l’exercice de l’influence, l’effet de l’intention.»[3]. Dès lors la capacité générale à persuader est décisive car l’influence est une action qui s’exerce de façon graduelle, continue, presque insensible et coopérant avec d’autres causes dans la production de ses effets[4].

En ce qui concerne les organisations en général, deux auteurs américains préconisent une stratégie d’influence selon les principes des 3R (Rétribution, Réciprocité et Raisonnement)[5], appliqués selon des méthodes opératoires (défensifs et offensifs) bien précis tandis qu’un troisième auteur analyse le processus de l’influence[6] et les neuf tactiques[7] proposées selon trois résultats qualitativement différents des essais d’influence comme l’engagement, la satisfaction et la résistance.

Finalement, les secteurs d’influence sont nombreux et les volontés d’agir aussi, mais sans une doctrine et des agents d’influence performants, les actions seront toujours guidées par des impondérables. Il est nécessaire d’intérioriser une culture pour que chaque acteur devienne un ambassadeur d’influence.

Par ailleurs, sachant que l’influence est une activité pluridisciplinaire, transversale, où les sciences sociales et humaines en général occupent une place privilégiée, celle-ci doit être amenée de manière coordonnée, intelligible, planifiée, avec des piliers essentiels dans son mode opératoire, tels que la psychologie sociale, la politique globale, la géopolitique et l’histoire du présent.

Ainsi, avec un corpus holistique nous pourrions inverser les indicateurs de résultats, développer une doctrine française d’influence sur le territoire national et pour la diaspora dans le monde. Les partenariats public-privés, par une diplomatie d’influence et une diplomatie d’entreprise[8], doivent se développer davantage car bien que les intérêts peuvent paraître différents et éloignés, ils ont en réalité la même finalité, celle d’influencer. 

Cette mission doit aller à la conquête des esprits et des décisions, agir directement sur les terrains et être plus offensive. L’influence holistique est peut-être une nouvelle méthode d’action à explorer, et cette approche tente de lui redonner, dans un contexte où elle est trop souvent galvaudée, toutes ses lettres de noblesse.- 



[1] Physique ou virtuelle
[2] Talcott Edger Parsons, sociologue américain, 1902-1979.
[3] Revue française de sociologie, année 1964, vol 5 ; pp 387-401 François Chazel
[4] Vocabulaire Technique et Critique de la Philosophie, Ed Puf, 1996.
[5] David A Whetten and Kim S. Cameron, in Developing Management Skills, Prentice Hall, 2004
[6] Gary Yukl  in Leadership in Organizations, Prentice Halle, 1998
[7] Persuasion rationnelle, consultation, comportement amical, échanges, coalition,  légitimation, pressions, appel personnel, appel aux valeurs et idéaux. 

mercredi 21 novembre 2012

L’Argentine et les droits de l’homme

Entre absence de vérité et fiction devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

Durant le mois d’octobre dernier, Genève  a été le lieu de deux rendez-vous essentiels pour la politique étrangère du gouvernement Kirchner.  Le premier, une rencontre publique et médiatisée, concernait les négociations irano-argentines pour lesquelles aujourd’hui Buenos Aires veut garder la confidentialité des pourparlers et  résultats. Cette réunion a eu un impact négatif et réveillé des préoccupations au niveau national et international[1]. Le second se déroulait devant le conseil des droits de l’homme de l’ONU, où l’Argentine a présenté son rapport dans le cadre de l’examen périodique universel (EPU), lors de la 14ème session du 22 octobre 2012.  Ce nouveau mécanisme unique du Conseil des droits de l’homme a pour but d’améliorer la situation des droits de l’homme dans chacun des  États membres des Nations Unies. L’Argentine s’est présentée pour la première fois en 2008[2] .
Au contraire du cas précédent, et bien que cette participation était publique, le traitement par les médias, l’opposition, les associations, les ONG et le gouvernement ont été très limités, voire inexistants. La « Pravda » nationale et d’autres médias[3] ont fait, sommairement, quelques commentaires le jour de la présentation et  le lendemain, puis plus aucune ligne n’a été écrite sur le sujet. Comme si l’Argentine n’avait rien à se reprocher en ce qui concerne sa politique des droits de l’homme alors qu’elle a reçue de nombreuses  critiques, observations et  recommandations pour ne pas les respecter. 

Au Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies
Le ministre de la propagande ad-hoc du gouvernement Kirchner  a présenté dans son rapport  devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, une Argentine idéale, utopique même,  pensant peut-être en cela à Platon, Thomas More, Bacon, Campanella, ou Harrington[4], utilisant un mimétisme  discursif révolu propre de la lutte des classes[5].  Pourtant, rien de ce que dit ce rapport ne correspond à la réalité en Argentine[6].  Les 37 communications de parties prenantes[7] à l’EPU   confirment cette affirmation, car ces ONG  et des institutions sollicitent le strict respect des droits de l’homme en Argentine dans plusieurs domaines. La politisation de la justice, l’indépendance des magistrats, les mécanismes de protection des droits pour toutes les victimes (sans différences politiques, socio-professionnelles), sont sur le banc des accusés[8].

L’Argentine et les Droits de l'Homme

[1] Le gouvernement Kirchner partage-t-il la politique iranienne sur la disparition de l’Etat d’Israël ?    http://prospections.blogspot.fr/2012/11/le-gouvernement-kirchner-partage-t-il.html
[4] La République de Platon, L’Utopia de Thomas More (1516), La nouvelle Atlantide de Francis Bacon (1622), La cité du soleil de Tommaso Campanella (1623), L’Océana de James  Harrington (1656).
[6] A/HRC/WG.6/14/ARG/1 Présentation du rapport national http://www.upr-info.org/IMG/pdf/a_hrc_wg.6_14_arg_1_f.pdf
[7] A/HRC/WG.6/14/ARG/3 Résumé  de 37 communications de parties prenantes à l’EPU préparé par l’HCDH http://www.upr-info.org/IMG/pdf/a_hrc_wg.6_14_arg_3_f.pdf      
[8] Le mirage de la sécurité juridique sous le gouvernement Kirchner http://prospections.blogspot.fr/2012/10/le-mirage-de-la-securite-juridique-sous.html