mercredi 19 décembre 2012

Referéndum en la política de los derechos humanos



Una necesidad para la cohesión nacional
En Argentina y en el exterior, los defensores de los derechos humanos, las ONG que trabajan en ese sector, las organizaciones internacionales, los gobiernos extranjeros, los abogados especializados, la sociedad civil, el ciudadano común, académicos y personalidades, están confundidas cuando se habla de las numerosas víctimas del terrorismo y de los autores de esos hechos graves que dejaron los años ‘70. Cifras, listas, publicaciones, presentaciones, reivindicaciones, ninguna de ellas clarifica ni unifica esas variables que son vitales a la cohesión nacional y a la construcción de un estado de derecho. Los observadores nacionales y de la comunidad internacional se preguntan si el gobierno argentino realiza diferencias jurídicas en el tratamiento y el reconocimiento de las diversas víctimas y de sus victimarios. La misma preocupación se traslada a reconocidas ONG y actores defensores de los derechos humanos[1].

En ese contexto de imprecisiones, inexactitudes, y comentarios erróneos, no se puede afirmar que el gobierno argentino defiende y protege los derechos humanos a todos por igual y sin excepción alguna. Priman decisiones políticas e ideológicas antes que normas jurídicas, constitucionales o internacionales en donde la responsabilidad del estado está en juego[2].

Sabiendo que una política pública de derechos humanos se debe construir con la participación activa de sus ciudadanos, y que estos deben vigilar las acciones de los gobiernos para hacer respectar los mismos, es necesario solicitar con urgencia al gobierno de la presidente Kirchner un procedimiento constitucional para que cada argentino pueda definirse ante esas situaciones confusas, litigiosas. Solo un referéndum puede aportar esa solución en tanto que principio democrático fundamental[3] y previsto en innumerables instrumentos internacionales. Únicamente el resultado de ese ejercicio constitucional, con la participación activa de todos los ciudadanos, validara o no principios esenciales de los derechos humanos.

Ferviente defensor de los principios de justicia, verdad, conciliación, y con el propósito de colaborar al desarrollo de la política pública de derechos humanos comparto ese principio por la necesidad de unificar todas las víctimas de los actos terroristas (nacionales y extranjeros)[4] y con el propósito de llevar ante la justicia todos los autores de esos hechos (agentes del estado, miembros de grupos armados). Caso contrario se estaría en presencia de abuso de poder según las responsabilidades internacionales respectivas[5], se violarían públicamente los derechos humanos y quedarían impunes autores de crímenes horrendos.

La participación ciudadana debe ser sin presiones, pensando en el futuro del país, en una sociedad unificada, consolidada y con espíritu constructivo. Los partidos políticos, los medios, las iglesias, las asociaciones, los actores públicos y privados deben asociarse a la demanda en toda objetividad. La imparcialidad debe ser la regla y el ciudadano debe estar seguro que su voto será escuchado.

El gobierno de la presidenta Kirchner y sus consejeros ad-hoc en esa materia deben compartir esta iniciativa popular porque los resultados del referéndum ayudarán a brindar una legitimidad incontestable al modelo de los derechos humanos de la argentina a nivel nacional e internacional. El poder político no puede ignorar que una respuesta es necesaria en este capítulo de los derechos humanos, el silencio no es la mejor solución.

Propongo para el Referéndum dos preguntas:
1-       Comparte usted la obligación jurídica de juzgar ante los tribunales nacionales todos los autores de terrorismo en los años 70 en Argentina, miembros de grupos armados y agentes del estado. SI o NO
2-       Comparte usted el principio jurídico que el gobierno argentino deba publicar una lista completa, única, precisa, de las víctimas del terrorismo de los años ‘70, nacionales y extranjeros. SI o NO

Cada ciudadano debe solicitar este procedimiento ante los parlamentarios, autoridades políticas, asociativas, miembros del gobierno. No podemos dejar que una política de violación de los derechos humanos se instale[6]. Paris, 19 diciembre 2012. Mario Sandoval-


[1] 1998, décembre, A/RES/53/144: Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, http://www.unhchr.ch/huridocda/huridoca.nsf/%28Symbol%29/A.RES.53.144.fr
[2] 2001, décembre, A/RES/56/83: Responsabilité de l’Etat pour fait internationalement illicite,
[3] 2005, décembre A/RES/60/147: Principes fondamentaux et directives concernant le droit à un recours et à réparation des victimes de violations flagrantes du droit international des droits de l’homme et de violation graves du droit international humanitaire http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/60/147
[4] Confusión, incomprensión entre las cifras oficiales, asociativas, judiciales, expertos, investigadores....
[5] 1985, novembre, A/RES/40/34: Déclaration des principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité et aux victimes d’abus de pouvoir http://www2.ohchr.org/french/law/victimes.htm   http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/40/34

dimanche 16 décembre 2012

L’Intelligence Economique comme vecteur de coopération internationale

Projet d'un Observatoire d’études stratégiques de l’Océan Indien

Dans une perspective de coopération internationale, d’influence, et dans la continuité des objectifs de l’AIFIE, de nombreuses missions de sensibilisation ont été menées par l’AIFIE  dans le sud de l’océan indien[1] en vue de la création d’une structure d’intelligence stratégique, nécessaire dans un contexte de compétitivité. Il a finalement été décidé en 2010, au cours du 6ème forum des entreprises de l’Union des Chambres de Commerce de l’Océan Indien (UCCIOI)[2], de mettre en place un observatoire d’études stratégiques, où la francophonie pouvait trouver une place privilégiée.

Les membres de la COI ont partagé pleinement cette initiative, et le projet a été bien reçu par l’ensemble des acteurs publics et privés de la zone, demandeurs d’une structure qui puisse les aider dans la compétitivité régionale et internationale, « d’un guichet unique qui puisse nous fournir de l’information stratégique ». Par ailleurs, la région est devenue un véritable laboratoire d’influence, de par la présence de pays tels que la Chine, l’Inde, Kuwait, Qatar, les Emirats Arabes Unis, etc…

La Commission d’ l’Océan Indien (COI), avec le soutien de l’UCCIOI s’est saisie du projet et a sollicité l’AIFIE pour réaliser une étude de faisabilité en vue de créer un observatoire d’études stratégiques. Ainsi des rencontres avec des acteurs stratégiques dans la région ont été organisées, et une présentation du projet en présence des représentants des pays membres de la COI a été réalisée à Maurice. L’expert de l’AIFIE a rédigé par la suite un rapport de mission, des propositions, ainsi qu’un questionnaire qui a été adressé à chacun des pays membres afin de connaître le positionnement souhaité de cet outil.

Le gouvernement des Seychelles était d’accord pour accueillir le lancement de l’observatoire mais à quelques jours de l’évènement, sur les recommandations de l’un  des représentants auprès de la COI le projet a été reporté à une date ultérieure.

Pour l’ensemble des acteurs de la région, disposer d’un observatoire de l’information élaborée est d’autant plus pertinent que l’Afrique orientale et australe[3] envisage de se doter d’un système d’intégration économique régionale en s’inspirant des enseignements tirés des expériences de la Chine. Parmi d’autres objectifs de ce projet, il est  prévu une croissance plus élevée et de meilleures opportunités d’emploi, des exportations diversifiées et un accroissement de la compétitivité au plan international à l’intégration de l’Afrique au commerce mondiale et aux réseaux de production. [4]

Un observatoire d’études stratégiques[5], en tant que fournisseur d’information, fonctionnant en réseau et sur la base de la mutualisation de l’information, aurait un rôle de veille, d’analyse, et de circulation de l’information compétitive multidimensionnelle que pourront partager les acteurs publics et privés de cette région.

Souhaitons que le nouveau secrétaire général de la COI, Monsieur Jean-Claude de L’Estrac,  puisse revoir la position d’attente prise sur ce projet, qui constitue en véritable enjeu pour la région.- Paris, Mario Sandoval, Vice Président Aifie, 16 décembre 2012.-


[1] Rencontres, présentations,  à la Réunion, Mayotte, Comores, Seychelles, Ile Maurice
[3] La région de l’Afrique orientale et australe comprend les trois communautés économiques régionales (CER) – (le Marché commun des Etats d'Afrique australe et de l'Est (COMESA), la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) et la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC). La région compte 26 pays pour une population totale de 527 millions d’habitants et constituant, en termes de membres, la moitié de l’Union africaine (UA) et contribuant plus de 58% au PIB et constituant 57% de la population totale de l’Union africaine.
[4] Centre Régional d’excellence multidisciplinaire (CER), projet de feuille de route, mai 2011.

L’Intelligence Economique francophone

En 2006, alors chargé de mission auprès de la direction de l’Intelligence Économique à l’ACFCI[1], j’ai présenté aux responsables  un programme d’action pluridisciplinaire et diversifié où il était question de créer une association internationale d’IE, des observatoires d’études stratégiques, développer la présence de la France dans les DOM-TOM, la coopération et le co-développement à l’échelle internationale,  sans oublier le pilier de l’influence[2]. Le tout sous un angle de la francophonie. Les grands acteurs agissant dans l’univers francophone étaient associés à la feuille de route.

Concernant une IE francophone et son rayonnement international, je suis parti des présupposés suivants :

-     A trop s’intéresser à l’IE anglophone ainsi qu’à ses associations professionnelles, on oublie l’univers francophone, pourtant  riche en positionnement géographique mais aussi culturel, scientifique, technologique. Par conséquence une puissance à redécouvrir sous le prisme de l’IE
-      A trop s’intéresser aux paradigmes de l’IE anglophone, à leurs applications, on oublie les principes de l’innovation, de la créativité et surtout de l’influence de l’univers francophone
-         A trop s’intéresser  à un nombre réduit de pays on oublie des régions et continents en plein essor.   

Ainsi,  grâce à l’appui sans faille de Philippe Clerc (alors directeur IE à l’ACFCI), ces propositions ont trouvé tout d’abord le soutien du réseau consulaire, puis nous avons pu obtenir l’accompagnement des hauts responsables du gouvernement en charge de ces thématiques, et des acteurs stratégiques comme l’OIF, l’AUF, la FFA. Dès lors, j’ai pu finaliser la conception de ces projets, contribuer à leur mise en place, participer au pilotage et au suivi, avec par exemple:

1-   La création de l’AIFIE[3], constituée de représentants francophones de tous les continents (la seule jusqu'à maintenant dans ce domaine). L’AIFIE deviendra en quelques mois le partenaire privilégié et la force de frappe des actions à l’international.
2-   Le premier colloque Intelligence Économique et Francophonie organisé par l’ACFCI et l’AIFIE en partenariat avec l’AUF[4], l’OIF[5], la FFA[6] et 10 pays en simultanés par visioconférence de quatre continents. Un DVD de cette rencontre a été  publié.
3-      La mise à disposition auprès du MAEE afin d’apporter une expertise sur ces sujets.
4-  L’organisation (en France et à l’étranger) de colloques, formations, rencontres, publications, avec par exemple la publication sur les nouveaux territoires de l’IE avec l’IFIE
5-      Les actions de coopération internationale et le développement de l’Ecole Française d’IE.
6-      La mise en place des Observatoires d’Etudes Stratégiques : Caraïbes, Méditerranée
7-  Les missions de sensibilisation et développements avancés des observatoires d’études stratégiques en Asie du Sud Este, l’Océan Indien, en Europe Orientale et Centrale et Moyen Orient (ces deux dernier avec le soutien de l’AUF)
8-  De nombreuses missions à l’international suivies d’accords de coopération signés par l’ACFCI et l’AIFIE  avec des acteurs publics et privés (réseaux consulaires, universités, administrations, organisations)

Après le développement de diverses sphères de l’IE, avoir donné naissance à l’AIFIE, aux observatoires d’études stratégiques, contribué au déploiement de l’influence,  la coopération internationale, les  formations et publications,  une première étape de la 3ème génération de l’IE est née. Continuons à en explorer davantage tous ces aspects.- Mario Sandoval Vice-Président de l’AIFIE.


[1][Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie
[3] Association Internationale Francophone d’Intelligence Economique : Président Philippe Clerc
[4] Agence Universitaire de la Francophonie
[5] Organisation Internationale de la Francophonie
[6] Forum Francophone des Affaires